C’est quoi l’alimentation émotionnelle ?
C’est quand on ne mange plus vraiment pour nourrir son corps… mais plutôt pour s’apaiser, se calmer, se rassurer, éviter de ressentir quelque chose de désagréable ou encore remplir une sorte de vide intérieur.
À la base, l’alimentation a une fonction simple : nous nourrir c’est à dire, faire le plein de bon carburant pour bien fonctionner. Mais parfois, la nourriture prend une autre place. Elle devient :
- un réconfort
- une pause
- une soupape
- un shoot de plaisir rapide
- une manière de faire redescendre le stress ou l’anxiété
- une façon d’éviter de ressentir ce qui se passe à l’intérieur
Nous sommes nombreuses à nous retrouver dans ces grignotages “irrésistibles” telllllement bon sur le moment… Mais on est aussi tellement nombreuse à souffrir d’une de ses conséquences premières : La prise de poids.
Ces moments où on se réfugie dans la nourriture laissent souvent derrière eux de la culpabilité, une mauvaise image de soi ou cette impression de “ne pas réussir à se contrôler”.
Ce que j’aimerais vraiment que tu comprennes en lisant cet article, c’est ça : Le problème, ce n’est pas ton manque de volonté. L’alimentation émotionnelle n’est qu’un symptôme d’une ou de plusieurs causes plus profondes. C’est le signal qu’à l’intérieur, quelque chose cherche à être apaisé, entendu ou régulé.
Ces moments où tu manges sans vraiment avoir faim …
Tu sais, ces moments où :
- tu rentres du taff complètement vidée
- tu as eu une montée de stress ou un pic d’anxiété
- tu t’ennuies et tu ressens un vide inconfortable
- tu as un coup de blues
- tu sens que la vie que tu mènes aujourd’hui ne te nourrit plus vraiment intérieurement
- des émotions difficiles remontent sans trop savoir pourquoi
- ou simplement… tu as besoin d’un petit shoot de “ça va mieux” ici et maintenant
Et là, ton cerveau pense immédiatement à la nourriture. Pas parce que tu es “faible” où je ne sais quoi, mais parce qu’il a enregistré la nourriture comme un raccourci rapide vers l’apaisement et le mieux-être.
Les causes racines de l’alimentation émotionnelle
Souvent lorsque tu essaies de réguler tes penchants pour le grignotage tu focalises sur la nourriture et le fait de t’interdire de manger ci ou ça. Sauf que, je le répète, manger de manière émotionnelle, ce n’est que le symptôme, pas la cause.
Le petit gâteau au chocolat, le petit bout de fromage avec du pain, le paquet de chips du soir… Ce ne sont que des pansements rapides sur quelque chose de plus profond.
Et si tu veux vraiment avoir une transformation et un mieux-être durable et pas passer d’une béquille à une autre, c’est sur les causes racines que tu dois agir.
Les voilà ces causes, c’est elles qu’on veut venir mettre en lumière, explorer et réguler :
Les causes émotionnelles et nerveuses
Un système nerveux en sur-régime
Aujourd’hui, énormément de femmes vivent avec un système nerveux constamment sur le mode « urgence”. Toujours en train de gérer, penser, anticiper, faire, performer. Et à force, le corps finit par chercher des moyens rapides pour souffler un peu.
Un système nerveux sur-activé peut ressembler à :
- du stress et de l’anxiété chronique
- une surcharge mentale permanente
- une difficulté à ralentir
- le fait d’être constamment dans sa tête, déconnectée de son corps
- des pensées incessantes et à grande vitesse
- le besoin de toujours être productive ou performante
- une fatigue quotidienne
- un sommeil peu réparateur
- une incapacité à juste… ne rien faire, à supporter l’ennui
Et quand le système nerveux est déjà saturé, le moindre inconfort peut devenir difficile à supporter. Alors le cerveau cherche une porte de sortie rapide. Pour certaines cette porte de sortie est l’alimentation, pour d’autres ça pourrait être la cigarette par exemple.
→ Quoi faire si tu te reconnais ? : l’objectif principal va être de venir réguler ton système nerveux en ralentissant et en te reconnectant à ton corps. Je te donne des techniques concrètes de régulation du système nerveux pour apaiser ton stress et ton anxiété un peu plus bas.
La difficulté à accueillir ce que tu ressens
Parfois, c’est surtout la difficulté à rester avec ce qu’on ressent qui nous pousse à manger.
La tristesse.
La colère.
La solitude.
La frustration.
Le vide.
L’ennui.
Le mal-être.
On n’a pas vraiment appris à accueillir ces émotions, à se dire que « c’est ok » qu’elles existent. Alors on cherche à les fuir.
Et manger devient une manière douce d’éviter de ressentir trop fort. Quelques bouchées… et pendant quelques minutes, ça va un peu mieux. Comme un pansement rapide sur un inconfort plus profond.
Et parfois, derrière tout ça, il y a aussi :
- un manque d’épanouissement
- une vie qui ne nous ressemble plus vraiment
- des blessures plus anciennes
- ou cette sensation diffuse qu’il “manque quelque chose”
→ Quoi faire si tu te reconnais ? : lci il s’agira que tu t’assois avec toi-même avec bienveillance (je précise) lorsque tu as une envie de grignoter et que tu regardes en face ce que tu cherches à fuir ou ne pas ressentir. Et si après ça tu as quand même envie de ce bout de chocolat, c’est complètement ok, c’est pas un échec. Je te conseille même de venir écrire ce qui se passe pour toi en te demandant simplement :
- “Qu’est-ce que je suis en train de ressentir là maintenant ?”
- “Est-ce que j’ai vraiment faim… ou est-ce que j’essaie d’apaiser quelque chose ?”
- “Qu’est-ce que je cherche à éviter de ressentir ?”
Des pistes de recherche : Les évènements difficiles du passé pour lesquels tu as encore des émotions non exprimées ou digérées, des frustrations et choses pas très alignées dans ta vie, des envies que tu ne fais que repousser à plus tard, une relation qui t’abîme …
Mais aussi prends un autre temps pour partir à la recherche des choses qui t’épanouissent : C’est quoi qui te rends heureuse, qui te motive, elle ressemblerait à quoi la meilleure version de ta vie dans 3, 5 ou 10 ans ?
Je te donne d’autres pratiques concrètes pour accueillir et faire circuler ces émotions dans cet article : 7 pratiques pour accueillir tes émotions et partir à l’exploration de toi même
LES CAUSES PHYSIOLOGIQUES – Ton terrain
Parfois, certains déséquilibres physiologiques viennent amplifier les compulsions et le grignotage.
Par exemple :
- une glycémie instable
- un microbiote intestinal déséquilibré
- un sommeil non réparateur
- certaines carences nutritionnelles
- des déséquilibres hormonaux
- une inflammation chronique
- une perte des sensations naturelles de faim et de satiété
Et honnêtement, cette partie est essentielle.
→ Quoi faire pour savoir si c’est ton cas ? La plupart du temps ça sera en faisant des analyses. Aider à retrouver un corps, un terrain en équilibre c’est le travail du naturopathe, notamment en t’accompagnant à adapter ton hygiène de vie.
Un terrain en déséquilibre, c’est la première cause à explorer parce que si ton corps est épuisé, inflammé, carencé ou constamment en montagnes russes au niveau énergétique ou hormonal… ton système nerveux sera beaucoup plus sensible au stress et aux émotions et de nouveau : Coucou l’alimentation émotionnelle pour tenter de calmer tout ça !
Je propose des appels de 15 minutes gratuits pour tranquillement faire le point ensemble si tu veux (onglet « Prendre RDV » puis sélectionne « Appel clarté gratuit »)
LES CAUSES COMPORTEMENTALES
Il y a aussi tous les apprentissages inconscients qu’on a intégrés depuis l’enfance. Par exemple :
- “tu es triste ? tiens, mange ça”
- “tu as été sage ? tu mérites une récompense”
- “tiens, prends un bonbon et calme-toi”
Petit à petit, le cerveau associe nourriture = réconfort, sécurité, apaisement. Et ensuite, on reproduit ça toute notre vie sans même s’en rendre compte.
Mais heureusement, notre cerveau a une énorme capacité d’adaptation. On peut progressivement “décâbler et recâbler” ces automatismes. Avec du temps, de la répétition et beaucoup de bienveillance.
des techniques concrètes de régulation du système nerveux pour apaiser ton stress et ton anxiété
Quelques pratiques simples mais puissantes que tu peux facilement intégrer dans tes journées :
1. Le plus basique : arrêter la double tâche (du genre regarder un écran en mangeant, regarder ton téléphone quand tu regardes la télé, etc. etc.).
Le cerveau est déjà sursollicité toute la journée. Lui redonner des moments où il fait une seule chose à la fois, ça change énormément.
2. Une très connue maintenant, c’est la cohérence cardiaque. Mais qui a déjà vraiment essayé cette pratique de 5 minutes, 3 fois par jour, plus de 3 jours d’affilée ? Tu trouveras pleins de supers vidéos sur Youtube pour débuter.
Il faut comprendre que les méthodes “sans substances psychoactives” demandent un peu d’engagement oui. Mais promis, dès la première semaine, tu peux ressentir une vraie différence sur ton niveau de stress et d’anxiété. Je l’ai personnellement testée et approuvée.
3. Le shaking + les sautillements pendant 3 minutes : c’est la pratique où tu as un peu l’air zinzin quand tu la fais… mais tu t’en fiches parce que tu sais que ça te fait du bien.
Ça aide vraiment à décharger les tensions accumulées, refaire circuler l’énergie et sortir le stress du corps plutôt que de tout garder bloqué à l’intérieur.
4. Après le “shaking”, si tu veux continuer avec les pratiques qu’on est un peu timide de tester au début, tu peux essayer le “humming”.
Assise ou debout, peu importe : tu inspires profondément puis, sur l’expire, tu fais un long “huuuum” bouche fermée, qui vient faire vibrer la gorge et le larynx.
Tu répètes ça 20 à 25 fois et tu m’en diras des nouvelles. Tu peux même poser une main sur ton cou pour sentir les vibrations (et activer ton nerf vague qui passe juste en dessous).
5. Comme le humming, les respirations longues et lentes activent aussi le nerf vague. Et qui dit activation du nerf vague dit : régulation, apaisement, détente…
Pendant 5 minutes, essaye simplement ça : inspire sur 6 secondes, retiens 3 secondes, puis expire le plus lentement possible.
6. Aller marcher tous les jours tranquillement pendant 30 minutes, sans téléphone. Juste observer ce qu’il se passe autour de toi : un homme en train de dessiner, un couple qui s’embrasse, un chat qui dort au soleil, un oiseau qui cherche de quoi manger…
7. Simplement ralentir dans les gestes du quotidien : quand tu te laves les cheveux, fais la vaisselle, manges, marche …

